[Entrevue avec Sideburn004] Qu'est-ce que l'évènement international SILENT MANGA AUDITION®(SMA) ?

4,772 vue(s)
ClipStudioOfficial

ClipStudioOfficial

L'évènement international SILENT MANGA AUDITION®(SMA) est un concours de mangas visant à connecter le Japon au reste du monde par l'entremise des mangas.

Nous avons eu le plaisir d'interroger Sideburn004, l'une des grandes gagnantes de SMA qui a depuis débuté une carrière de mangaka au Japon.


Profil de l'artiste : Sideburn004

Une mangaka russe vivant à Saint-Pétersbourg en Russie.

Elle dessine des bandes dessinées et des mangas depuis plus de 15 ans. Elle a gagné le prestigieux prix de « Meilleur Manga » de la plus grande convention de bandes dessinées en Russie ComMissiya2013 avec « The Heart of the Maze », un travail de collaboration avec l'écrivain Cyan Fox.

En 2017, elle s'est rendu jusqu'au dernier tour d'une compétition tenue par le Shonen Magazine et y a inspiré l'admiration de plusieurs éditeurs de mangas japonais.

La même année, elle a gagné le Grand Prix tant convoité de l'évènement international SILENT MANGA AUDITION® avec son manga « Checkmate ».

En 2019, Sideburn004 débute sa carrière de mangaka au Japon dans le magazine de mangas numériques « Web Comic Zenyon » avec « Midnight Shadow », un travail en collaboration avec la mangaka japonaise Matsuri Mido.

https://twitter.com/Sideburn004
https://www.facebook.com/Sideburn004-172084303348453/
https://www.instagram.com/sideburn004/?hl=en
https://www.deviantart.com/sideburn004


À propos des activités créatives

● Qu'est-ce qui vous a attiré vers l'évènement Silent Manga Audition ?


Lorsque j'ai commencé à participer au SMA, il n'y avait pas beaucoup de concours internationaux de mangas. La participation à ces concours nécessite généralement un travail réalisé en anglais ou en japonais. Par conséquent, une compétition ne nécessitant pas l'utilisation de dialogues ou de mots a attiré mon attention. De plus, la vue d'artistes familiers y participant et y gagnant des prix m'a encouragée à m'inscrire.



● Le concept du « Silent Manga » consiste en la création d'un manga sans dialogues. Était-ce la première fois que vous réalisiez une œuvre sans utiliser de mots ? Avez-vous eu du plaisir à transmettre votre histoire en suivant cette méthode originale ?


Oui, je crois que c'est la première fois que je dessinais une histoire sans dialogues. Dans un sens, c'était beaucoup plus simple, car je n'avais pas à me soucier de la traduction de textes russes dans d'autres langues. D'un autre côté, les dialogues sont généralement une partie importante de la narration. Le texte peut compléter l'image et expliquer ce qui se passe sur les pages. Choisir les bons mots permet de créer une bonne atmosphère et de décupler l'effet d'un instant. Dans le cas d'un manga silencieux, il est nécessaire de bien transmettre le développement de l'intrigue et les émotions par l'entremise du dessin seulement. J'avoue que c'était un peu difficile au début. L'un des avantages des mangas silencieux est la possibilité de se concentrer sur les images sans avoir à se soucier de l'insertion de bulles de dialogues dans la composition des cadres.



● Veuillez nous parler de vos trois travaux qui ont été couronnés d'un prix au Silent Manga Audition. (Checkmate ; New Land ; Bright Like a Flame, Soft Like Water) Quels sont les éléments que vous préférez de ces œuvres et quels sont ceux qui vous ont posé le plus de difficulté ?


Avant de commencer « Bright Like a Flame », j'ai dessiné quelques histoires en collaborant avec un écrivain, mais je n'ai jamais rien complété de significatif. Tout cela bien avant que je ne participe à une ronde de SMA. Je me suis sentie vraiment touchée par le fait que le thème et le sujet de la première ronde avaient pour but de soutenir et de redonner espoir aux victimes du tremblement de terre de Kumamoto. Je n'ai jamais visité l'endroit, mais j'ai été très impressionée par toutes les photos que j'ai vues illustrant la beauté de sa nature. J'ai vu la phrase « Kumamoto est une terre de feu » et j'ai tout de suite imaginé un esprit de feu né dans un volcan. Or, Kumamoto possède également de magnifiques côtes, rivières et chutes ; mon esprit de feu ne pouvait donc pas exister sans un esprit de l'eau. L'histoire est née de l'interaction entre ces deux opposés. J'ai dessiné très rapidement sans l'aide d'un écrivain, donc j'étais vraiment surprise d'avoir gagné un prix !


Inspirée par le succès de la ronde « Kumamoto », j'ai également participé dans la ronde principale du SMA avec « Checkmate ». Lorsque j'ai su que le thème était « franc-jeu », la première idée qui m'est venue en tête est celle d'un « franc-jeu avec la mort alors qu'une vie est en péril ». Une telle histoire aurait pu être jugée comme étant trop sombre pour cette compétition, alors j'ai continué à réfléchir à d'autres idées. Voyant le temps passer et la date de remise se rapprocher, j'ai décidé de retourner à ma première idée. Je voulais illustrer une partie d'échecs calme de manière dynamique en mélangeant la composition de personnages actifs et en mouvements avec la tranquillité du jeu. J'ai essayé de faire finir le tout de manière positive afin de prouver que les efforts du protagoniste ne furent pas en vain.


J'étais fascinée par le processus de création de « Checkmate ». Ayant encore cinq jours devant moi, j'ai décidé de dessiner « Fair Play ». J'ai tellement aimé les personnages fées, que j'ai décidé de continuer leurs aventures dans une nouvelle œuvre pour la ronde « Wasamon » inspirée de Kumamoto. « Wasamon » était probablement le thème le plus difficile de tout le SMA !

Note : Wasamon : Mot issu du dialecte de Kumamoto signifiant «  personne qui aime de nouvelles choses ».

J'ai passé beaucoup de temps avant de trouver une idée qui combine les thèmes de l'innovation, l'invention et Kumamoto. Cette fois, participant à une « masterclass », j'ai pu obtenir l'aide d'un éditeur. Nous avons créé ensemble une histoire intéressante et compréhensible.



● Vous dessinez des bandes dessinées de style japonais (composition des cadres, couleurs monochromes, histoire se lisant de droite à gauche). Quand avez-vous commencé à utiliser ce style ? De plus, ne vous gênez pas pour partager vos astuces ou n'importe quel point vous venant en tête que vous jugez importants à mentionner au sujet de la création de mangas.


L'éternelle question ! Dans quelle direction devrions-nous dessiner les mangas dans les pays occidentaux ? Si le texte est écrit de gauche à droite, il est logique que les cadres et leur composition suivent également cette direction. Avant de commencer à explorer le monde des mangas japonais, je dessinais des bandes dessinées de gauche à droite. Puis j'ai commencé à lire de plus en plus de mangas et je me suis habituée à lire de droite au gauche au point qu'il est désormais difficile pour moi de lire dans la direction opposée (par exemple, les « manhwa » coréens ou les « manhua » chinois).

Par conséquent, il est plus facile pour moi d'utiliser le format japonais par simple habitude. La plupart des lecteurs lisent de droite à gauche lorsqu'ils voient un format japonais en noir et blanc. Je ne crois pas que cela pose problème, chacun peut choisir le sens dans lequel il préfère dessiner son histoire.



● Les mangas japonais et russes sont très différents. Pourriez-vous nous expliquer les différences et les similarités entre ceux-ci ?


C'est dur à dire. À première vue, ils peuvent sembler similaires, rendant la distinction entre les bandes dessinées monochromes européennes et les mangas japonais authentiques difficile à établir. Étant un pays occidental et oriental à la fois de par sa localisation et son caractère, la Russie produit des mangas qui sont grandement influencés par la culture de la bande dessinée provenant autant de l'est que de l'ouest du monde.


Certains lecteurs croient que le manga russe est encore en développement et qu'il ne mérite pas encore le titre de « manga » pour le moment.
Notre intérêt pour le manga étant récent, ceux-ci sont souvent créés par de jeunes artistes qui manquent d'expérience pour produire de bonnes histoires.


De plus, nous n'avons pas vraiment d'écoles de mangas où les étudiants peuvent apprendre officiellement l'art de créer des mangas. Le plus souvent, les jeunes artistes participent à différentes « masterclass » où ils peuvent apprendre les bases avec des artistes et des mangakas plus expérimentés. Ou encore les auteurs font leurs propres recherches sur la création de mangas sur internet et regardent des leçons vidéo comme celles proposées par SMA. La différence la plus est importante réside dans le fait que nous n'avons pas d'éditeurs de mangas professionnels. Les mangas en Russie sont généralement créés par une personne ou un groupe de co-auteurs. Jusqu'à ce jour, personne n'est prêt à guider les auteurs dans la bonne direction pour développer leur talent.



● Travaillant pour la première fois avec un éditeur japonais, comment communiquez-vous avec la personne en charge ? Veuillez nous expliquer ce que c'est de travailler en différé. Est-ce que la correspondance est effectuée en anglais ?


Oui, nous communiquons en anglais via les réseaux sociaux. À cause du décalage horaire de six heures, nous pouvons communiquer de manière productive seulement quelques heures par jour. Il est donc important de discuter de manière rapide, simple et concise, sinon nous devons attendre le matin suivant pour poursuivre la conversation. C'est très enrichissant de discuter avec mon éditeur et de recevoir une opinion professionnelle sur mes idées. Si je manque d'idées, mon éditeur me suggère différents concepts ou indices pour m'aider à trouver, ce qui est d'une très grande aide lorsque je suis à court d'inspiration.



● Vous avez créé un manga se déroulant au Japon, comment trouvez-vous votre matériel de référence ?


Si je dois représenter un vrai endroit, Google Maps m'aide énormément ! Dans le cas de la ronde sur Kumamoto du SMA, les organisateurs de la compétition ont fourni des photos de la préfecture de Kumamoto aux participants pour aider la visualisation des différents lieux. J'utilise parfois les photos que j'ai prises lors de mes voyages au Japon.


À propos de Sideburn004

● Quand avez-vous commencez à dessiner et compris que vous vouliez devenir mangaka ?


Aussi loin que je me rappelle, j'ai commencé à dessiner lorsque j'étais très jeune. C'est pourquoi j'ai joint une école d'art locale vers 9-10 ans afin d'apprendre les bases de la peinture, du graphisme et de la composition. J'ai découvert la bande dessinée au même moment.


J'ai toujours aimé écrire mes propres histoires et souhaité pouvoir y ajouter plus d'illustrations ! C'est pourquoi j'ai réalisé que la bande dessinée était le meilleur moyen de créer et de diffuser mes histoires. J'ai été initiée aux mangas vers l'âge de 16-17 ans lorsque la première traduction russe officielle de « Ranma ½ » par Rumiko Takahashi a été publiée. C'est à partir de ce moment que j'ai commencé à collecter les mangas russes dans les magazines pour enfants et sur internet.


Ce qui m'a le plus impressionné est la manière dont les mangas expriment les émotions et ce en utilisant seulement du noir et du blanc ! J'étais déjà familière avec les « anime » à ce moment. J'ai voulu en connaître plus sur ce médium, car j'étais fascinée par tous ces personnages aux émotions si démarquées. Lorsque j'ai compris que le dessin de manga en noir et blanc était plus rapide, j'ai décidé de développer mes talents dans cette direction, car oui, je suis une personne extrêmement paresseuse !



● Quand avez-vous complété pour la première fois un manga pour une soumission et quel en était le thème ?


Je ne me rappelle pas la première fois que j'ai complété une histoire... C'était probablement un manga court pour un concours d'art local. J'adore les mangas publiés en série et m'attache très facilement aux personnages. C'était très dur de dessiner une histoire courte et de devoir dire au revoir aussi rapidement à mes protagonistes. Pour ce qui est de la compétition SMA, le thème de la première ronde à laquelle j'ai participé était « Sourire ». J'ai donc créé l'histoire d'une orpheline qui n'avait jamais vu un sourire de sa vie. Ne vous inquiétez pas, la fin de l'histoire était heureuse !



● Lisez-vous des mangas japonais ou provenant d'autres pays ? Quels sont vos auteurs préférés, ainsi que ceux qui vous inspire le plus ?


Bien sûr, je lis des mangas japonais ! J'aime beaucoup les « shonen », par conséquent la plupart de mes œuvres préférées sont publiées dans le magazine Shonen Jump. Nous parlons de « Bleach », « My Hero Academia », « Naruto », « One Piece » et plusieurs autres. Je lis également des mangas « shonen » et « shōjo » qui sont publiés dans d'autres magazines. L'attente du prochain chapitre est difficile, car ces magazines publient moins fréquemment !


Pour ce qui est des mangas étrangers, le manga français « Radiant » de Tony Valente m'a énormément touchée dernièrement. Je suis impressionnée par son mélange d'esprit « shonen » classique, d'humour et de personnages uniques et intéressants. Ce n'est pas surprenant que cette œuvre ai été adaptée en « anime » !



● La production de mangas nécessite plusieurs étapes telles que la structure de l'histoire, la division des cadres, l'encrage, la finition, etc. Quelle est votre étape préférée ?


Chaque étape de la création de mangas est dure et pénible ! En revanche, chaque étape est également intéressante et amusante à sa façon. Elles comportent également leur niveau de difficulté propre.

Lors de la création du concept et des personnages, il est nécessaire d'approcher le sujet en y insérant un niveau de fantaisie maximum pour ensuite trier une multitude d'options. Ensuite, lors de l'aménagement du script et du storyboard, il est important de garder les dialogues en tête et de bien réfléchir à la position des cadres et à tous les autres détails. Le tracé des lignes quant à lui est mécanique et pour cette raison nécessite davantage de concentration que de réflexion. Lors de la finition et de l'ajout des textes, je me sens particulièrement impatiente, car j'ai vraiment hâte de voir le résultat de mon travail !



● Certains éléments sont-ils nécessaires à la création de mangas ? Un certain type de breuvage, de musique de fond, etc.


Lorsque je crée le concept et le script, je préfère réfléchir seule et en silence ; rien ne doit interférer, car j'utilise le maximum d'efforts mentaux. Je peux me détendre plus tard lorsque je trace l'ébauche. N'importe quel bruit de fond fait l'affaire, que ce soit de la musique, la télévision, etc. Je n'ai pas vraiment de préférences pour ce qui est de la nourriture et des breuvages, car lorsque je travaille, je peux passer de longues heures à ma table sans penser à manger.



● Hormis dessiner des mangas, qu'est-ce que vous aimez faire ?


J'adore regarder des films sur grand écran. Je suis une personne très visuelle, donc regarder des films en IMAX m'inspire énormément !



● Nous avons entendu que vous écriviez également des mangas. Quels sont les défis reliés à l'écriture en parallèle au dessin d'une histoire ? Quels sont les conseils que vous donneriez aux équipes artiste/écrivain ?


D'une part, il est très dur de coordonner le script et le dessin, car cela prend beaucoup de temps. Je visualise souvent le script dans un storyboard terminé et réfléchi à la meilleure manière de simplifier le tout.


Ce qui est de particulier lorsque l'on travaille en tandem avec un écrivain, c'est la manière avec laquelle on arrête de penser à l'intrigue et aux personnages, car toute l'attention est portée sur les éléments visuels. Je conseille à l'artiste et à l'écrivain de bien s'entendre à l'avance. Par exemple, est-ce que l'artiste a le droit d'apporter des corrections au script ou à l'apparence des personnages, est-ce que l'écrivain peut interférer avec le dessin s'il avait imaginé la scène sous un jour complètement différent, etc. Il est souvent difficile pour l'auteur d'imaginer l'allure de son texte sur un storyboard, car il y a une différence entre les textes destinés à devenir des livres et ceux destinés à devenir des bandes dessinées ou des films. Par conséquent, je recommande à l'auteur d'essayer de présenter son travail sous forme de storyboard à l'artiste et ce même si celui-ci ne sait pas vraiment comment dessiner.


Le dessin numérique et CLIP STUDIO PAINT

● Veuillez nous parler un peu de votre travail. PC, OS, tablette à stylet, etc. ; quels outils utilisez-vous ?


Pour le travail, je préfère utiliser une tablette Wacom Cintiq avec un PC/Windows et un iPad Pro. Ces outils sont très pratiques pour le travail professionnel et permettent de créer sans penser aux problèmes techniques.



● Quand avez-vous commencé à dessiner des illustrations et bandes dessinées avec des outils numériques ? Pourquoi avez-vous choisi de changer vos techniques au profit du numérique ?


J'ai acheté ma première tablette graphique il y a environ dix ans. Je l'utilisais principalement pour dessiner des illustrations et pour ajouter des trames et du texte aux mangas. Les trames sont difficiles à trouver en Russie et coûteuses. Par conséquent, l'utilisation d'un logiciel numérique pour les appliquer est beaucoup plus simple et économique. J'ai commencé à dessiner la totalité de mes mangas en numérique après avoir acheté ma première tablette Wacom Cintiq, car je peux contrôler les lignes tracées par le stylet avec autant de précision que sur du papier. De plus, CLIP STUDIO PAINT offre l'outil [Plume G] dont le fini rappelle beaucoup les lignes de l'encrage sur papier. Dernièrement, je mélange le traditionnel et le numérique lorsque je crée des mangas. Il s'agit d'un équilibre gagnant pour moi.



● Vous avez dit que vous utilisiez un mélange de traditionnel et de numérique ; quelles sont les étapes que vous réalisez en numérique ? Voudriez-vous nous en dire plus sur vos méthodes de travail ?


Généralement, je fais la majorité du travail sur papier. Après avoir écrit le script, je trace de petites vignettes d'environ 3 x 5 cm avec un storyboard approximatif, puis je dessine l'ébauche sur du papier régulier. Puis je procède à l'encrage sur ordinateur en utilisant une tablette graphique. Parfois je trace également le dessin final sur tablette. Néanmoins, ce n'est pas la méthode la plus confortable pour moi, car j'ai de la difficulté à visualiser la totalité de la page et par conséquent à construire et à aménager la composition de manière appropriée. Je complète toujours les étapes finales sur ordinateur : l'ajout de trames, d'effets, de textes, etc.



● Pourquoi avez-vous décidé de combiner le dessin traditionnel et numérique ?


J'aime la sensation offerte par le matériel traditionnel ; la douceur du papier, le son du stylo et de l'encre lorsque l'on trace des lignes, les légères imperfections des traits, ainsi que l'odeur et le son produit par les marqueurs lorsqu'ils frappent le papier. Pour ce qui est du dessin numérique, j'apprécie la possibilité de pouvoir corriger quelque chose et d'utiliser une variété de matériaux pour ajouter des effets et créer une atmosphère. L'utilisation de peinture/marqueurs/encre n'est pas toujours pratique comparée à la tablette qui peut être utilisée n'importe où pour travailler.



● Avez-vous remarqué des changements dans vos méthodes et votre flux de travail depuis que vous y avez incorporé des outils numériques ?


Je ne trouve pas que la vitesse de mon travail a vraiment changé. Je ne me considère pas comme étant un artiste complètement numérique, par conséquent, certaines étapes telles que le dessin de l'ébauche des pages prend tout autant de temps sur ordinateur que sur papier. Je crois que l'encrage sur papier est pratiquement encore plus rapide que celui fait par ordinateur !



● Utilisez-vous CLIP STUDIO PAINT pour travailler ? Si oui, veuillez nous expliquer pourquoi vous avez choisi ce produit.


CLIP STUDIO PAINT est mon logiciel préféré pour la création de mangas ! Il offre tout ce dont j'ai besoin, que ce soit pour créer la composition de mes pages ou encore ajouter du texte. C'est pratique de pouvoir sélectionner la grandeur de la page et de déterminer la grosseur des marges demandées par les maisons d'édition. De plus, ce logiciel offre une panoplie d'outils pour le travail !



● Veuillez nous nommer trois fonctions pratiques de CLIP STUDIO PAINT, ainsi que celle que vous préférez utiliser et la situation dans laquelle elle vous est pratique. Vous pouvez bien sûr en nommer plus que trois !


J'adore utiliser l'outil [Plume G] pour créer des lignes les plus vibrantes. Les règles de perspectives sont pratiques pour créer des lignes de vitesse et les arrière-plans. Pour ce qui est des trames, j'utilise le plus souvent l'option permettant d'appliquer une trame à la totalité de la page pour accélérer mon travail.


Pour finir

● Quels sujets aimeriez-vous aborder dans vos prochains mangas ?


J'ai généralement beaucoup d'idées, vous verrez bien dans le futur celles que je vais développer. Pas de spoilers, c'est important, haha !!



● Nous vous remercions pour votre temps.


SILENT MANGA AUDITION®

L'une des plus réussies et grande compétition de mangas au monde !  Organisée par Coamix, Inc. et les mangakas japonais les plus célèbres, la compétition vise à trouver, développer et publier la prochaine génération de mangakas issue du monde entier.

Note : Le lien est en anglais.

https://www.manga-audition.com

Commentaire

Articles similaires

Nouveautés

Nouveautés de la catégorie Officiel