Présentation
Bonjour !! Bienvenue dans ce nouveau TIPS. Aujourd'hui, je vais présenter différents outils pour appliquer de la couleur à nos illustrations de manière simple et rapide. Les méthodes présentées ici peuvent être appliquées à n'importe quel type de style. J'espère que ces conseils vous seront utiles. Sans plus attendre.
Commençons !!
1. Concepts préalables
Avant toute chose, le premier conseil que je peux vous donner est de préparer au préalable les couleurs que vous souhaitez pour votre illustration ; il se peut que vous changiez d'avis en cours de route et décidiez d'en utiliser d'autres, mais vous aurez déjà parcouru une partie du chemin. En effet, si vous utilisez la théorie des couleurs pour les sélectionner, vous pourrez ensuite les modifier à l'aide des outils du programme sans avoir à recommencer la mise en couleur depuis le début.
► Planifier les couleurs
Le programme dispose de divers outils que nous appellerons « Palettes de couleurs », essentiels pour choisir et enregistrer les couleurs. Voyons maintenant lesquels peuvent nous aider à les planifier.
Ci-dessous, je laisse un lien vers une explication plus détaillée de leurs caractéristiques, tout en abordant la théorie des couleurs :
Pour commencer, je recommande d'utiliser les palettes de couleurs car elles sont pratiques lors du choix des teintes. Chacun de ces outils se trouve dans le chemin suivant : Fenêtre > Les options iront de Cercle de couleurs à Mélanger les couleurs.
• MÉLANGER LES COULEURS
Cet outil permet de mélanger les couleurs via une palette qui émule la combinaison analogique, son mode d'utilisation est assez intuitif ; de plus, il permet de mélanger les couleurs en utilisant la texture de n'importe quel pinceau. Utile pour appliquer les fondements de la couleur dans le monde numérique.
• CURSEUR DE COULEUR, COULEUR INTERMÉDIAIRE ET COULEUR APPROXIMATIVE
Ces trois outils pourront vous aider à choisir les couleurs. Le curseur de couleur permet d'alterner entre les modèles RVB, TSL et CMJN. De cet outil, on peut extraire la luminosité, la saturation ou les tons d'une couleur sélectionnée depuis le cercle chromatique.
Quant au panneau de Couleur intermédiaire, il permet d'obtenir la luminosité et la saturation d'une ou plusieurs couleurs ; en plaçant les couleurs dans les carrés de référence, on peut voir comment elles se mélangent entre elles.
La Couleur approximative sert à obtenir une approximation de votre couleur sélectionnée ; elle dépend ici d'une seule couleur, tandis que la précédente pouvait dépendre de jusqu'à quatre couleurs différentes. Avec la barre située dans la partie gauche et supérieure gauche, on peut modifier le niveau de gris et de blanc pour mesurer le niveau des fonctions choisies.
• ENSEMBLE DE COULEURS
Nous avons nos couleurs, mais que se passe-t-il si nous voulons utiliser ces mêmes couleurs une autre fois ? Comment les enregistrer ? C'est une question très intéressante ; nous verrons que le programme dispose d'une palette appelée « Ensemble de couleurs » qui aidera à les stocker.
Tout d'abord, la palette possède des ensembles de couleurs prédéfinis auxquels nous pouvons accéder via le menu déroulant, mais nous pouvons également créer les nôtres.
Pour créer un nouvel ensemble de couleurs, il faut cliquer sur la clé anglaise située en haut à droite. En cliquant, la fenêtre suivante apparaîtra avec diverses options pour créer, modifier, dupliquer ou supprimer un ensemble.
Une fois le nouvel ensemble créé, nous pourrons y enregistrer toutes les couleurs souhaitées, soit en faisant un clic droit sur un espace vide et en choisissant l'option « Remplacer la couleur », soit en cliquant sur la goutte avec le signe plus située en bas à droite.
► Conseil pour planifier les couleurs
Les débutants ont souvent du mal à visualiser leurs illustrations avec les couleurs souhaitées, c'est pourquoi je conseille d'avoir un croquis semi-propre où l'on pourra ajouter les couleurs. Avec n'importe quel pinceau, appliquez rapidement les couleurs sous le croquis. Si la composition nous convainc, nous serons prêts à passer à l'étape suivante.
Maintenant, s'il s'avère que la composition des couleurs ne nous plaît pas, il serait fastidieux de tout effacer et de recommencer ; heureusement, il existe une fonction dans le programme qui facilitera le changement de couleur sans rien effacer. TA DA ! Et l'outil est ? Teinte/Contraste/Luminosité.
Cet outil se trouve dans le chemin suivant : Édition > Correction tonale > Teinte/Contraste/Luminosité. Comme son nom l'indique, ses commandes permettent de modifier la teinte, le contraste et la saturation des couleurs se trouvant sur le calque actuellement sélectionné. Si nous plaçons chaque couleur sur un calque séparé, nous pourrons les modifier individuellement.
J'aime beaucoup cet outil, car il me permet de faire des milliers d'essais de couleurs sans perdre de temps inutilement.
2. Outils pour le modèle à partir de zéro
Maintenant, nous allons commencer avec le cœur de ce tutoriel : les différentes fonctions du programme qui facilitent l'ajout de couleur aux illustrations. Cette deuxième section se spécialisera dans le modèle classique d'illustration, c'est-à-dire en partant du croquis. Dans la section trois, nous aborderons les fonctions permettant d'ajouter de la couleur à une illustration en échelle de gris.
► Remplissage
Tout d'abord, nous allons localiser l'outil de remplissage, il se trouve dans la barre d'outils, c'est le petit seau.
Le remplissage a quatre fonctions : Se référer uniquement au calque sélectionné, Consulter d'autres calques, Fermer et remplir, Peindre les zones non remplies. Bien qu'elles soient quatre, je n'en aborderai que trois, celles qui sont pour moi les plus utiles pour établir les couleurs de base. La première étape pour donner de la couleur avec cet outil est de se référer à plusieurs calques. Nous allons voir cela ci-dessous :
• CONSULTER D'AUTRES CALQUES
Pour commencer, nous marquerons l'icône de calque de référence sur le dossier ou le calque du croquis. Cela permettra d'appliquer les couleurs sur des calques séparés sans peindre tout le canevas, comme on le voit au début du GIF quand l'option n'est pas encore cochée. Nous la cocherons aux deux endroits : dans les propriétés de l'outil de remplissage (les quatre fonctions disposent de cette option) et dans celles du calque.
Comme vous pouvez le voir, le dossier 01 contient les calques du croquis ; je le marquerai avec la fonction de calque de référence. Une fois cela fait, je me déplacerai vers le dossier 02 où je mettrai les couleurs. De cette manière, l'outil de remplissage, en prenant pour référence le calque sélectionné, saura quelles sont les limites à remplir.
Dans les paramètres de référence de l'outil de remplissage, nous pouvons trouver différentes options pour exclure des caractéristiques des calques de référence. Par exemple, disons que nous avons un texte dans le dossier que nous utilisons comme référence et que nous voulons qu'il prenne en référence tous les calques du dossier, mais qu'il ignore le calque de texte. Nous cochons l'option d'exclusion de texte dans la section d'exclusion.
Parmi les calques que nous pouvons exclure, il y a : Calque de croquis, texte, Calque sélectionné, calque de papier et calques verrouillés.
• REMPLISSAGE
Une fois les calques référencés, c'est au tour de l'outil de remplissage. Avec cette fonction, nous pouvons remplir des espaces fermés et, en modifiant certains paramètres, même remplir des espaces avec de légères ouvertures, mais nous verrons cela au point suivant. Pour l'instant, j'expliquerai seulement l'utilisation de trois des sous-outils.
1. CONSULTER D'AUTRES CALQUES
C'est la fonction la plus courante ; conventionnellement, je l'utilise pour remplir de grands espaces. On peut également maintenir le clic et faire glisser le curseur pour remplir plusieurs espaces sans avoir à faire plusieurs clics.
2. FERMER ET REMPLIR
Cette fonction est identique au lasso : nous sélectionnons une zone et tout ce qui se trouve à l'intérieur de la sélection sera rempli de peinture. Comme elle suit le motif des lignes, il est conseillé de l'utiliser avec des zones de l'illustration contenant beaucoup de traits.
3. PEINDRE LES ZONES NON REMPLIES
De manière pratique, cet outil aide à remplir les pixels que les autres fonctions n'arrivent pas à atteindre le long des lignes du lineart. Son utilisation ressemble à celle d'un pinceau. C'est un outil qui sait remplir à l'intérieur des lignes.
• PARAMÈTRES DE L'OUTIL REMPLISSAGE
Chacune des trois fonctions précédentes dispose des réglages suivants qui, en les contrôlant, nous permettront de moduler la tolérance et les limites de débordement de la peinture. De cette manière, nous pourrons, par exemple, peindre une section qui n'a pas de ligne continue sans que la peinture ne s'échappe de la partie souhaitée.
1. FERMER L'INTERVALLE
Lorsque cette fonction est active, elle détecte les segments de ligne ouverts et les traite comme s'ils étaient des lignes continues.
2. TOLÉRANCE
Cette option module la quantité de pixels similaires que le seau parvient à remplir. Voyons, sur un dégradé par exemple, si la tolérance est basse, la quantité remplie sera petite ; plus elle est grande, plus elle englobe d'intervalles de pixels et peut même tout couvrir.
3. MISE À L'ÉCHELLE DE LA ZONE
Cette option avance ou recule de quelques pixels pour dépasser la ligne ou, dans d'autres cas, ne pas la toucher.
NOTE : Dans les sous-options, je recommande de le régler sur « Jusqu'au pixel le plus sombre », sinon la couleur dépassera les limites de la ligne.
Avec ces connaissances, nous saurons maintenant manipuler l'outil avec sagesse ; nous pourrons appliquer les couleurs unies facilement, uniformément, sans dépasser des bords et surtout rapidement.
Avant de terminer cette section, je vous présenterai ma configuration de l'outil de remplissage si vous souhaitez avoir une référence, mais le mieux est de faire des essais pour l'adapter à votre propre style.
• COMMENT J'UTILISE L'OUTIL
Enfin, je présenterai le processus que je réalise avec cet outil. Le GIF suivant montre le processus que j'ai fait pour ajouter la couleur de base. Le processus est très simple : une fois le croquis dans son dossier respectif, que j'ai désigné comme référence comme expliqué à la première étape, j'ai créé dans un nouveau dossier différents calques où j'ai ajouté les couleurs séparément avec les outils « Consulter d'autres calques » et « Fermer et remplir ».
Pour l'outil Consulter d'autres calques, j'ai modifié les réglages de zone et de tolérance selon les besoins pour remplir les espaces qui pouvaient rester blancs, et enfin j'ai utilisé l'outil Fermer et remplir pour peindre les espaces que le précédent n'avait pas pu combler.
PEINDRE LES LIGNES / LINEART
Une autre utilisation au-delà des couleurs unies est de pouvoir peindre les lignes sans trop d'effort. Le processus est très simple : d'abord nous créons un calque au-dessus du lineart, nous l'écrêtons sur le calque inférieur (Masque d'écrêtage), et maintenant avec l'outil de remplissage, nous cliquons n'importe où sur la feuille.
Optionnellement, nous pouvons ensuite fusionner les calques pour ne pas en avoir trop. L'avantage de cette méthode est que nous pouvons peindre tout le lineart en un seul clic. Plus tard, nous verrons une autre méthode pour peindre le lineart.
NOTE : Pour faire cela, il ne faut pas avoir activé l'option de référence sur le calque.
GOMME
En plus de l'utiliser comme moyen de peindre, nous pouvons aussi l'utiliser pour effacer ; très pratique pour effacer de grands segments. Cela peut se faire avec n'importe quel outil de remplissage. Pour cela, il faut cliquer sur l'option de couleur transparente qui se trouve dans le cercle de couleurs.
► Calques
Les calques ne sont pas exactement des outils pour appliquer de la couleur, mais ils les contiennent. En utilisant leurs fonctions, nous pouvons avoir un meilleur contrôle lors de l'application des couleurs. Par exemple, l'opacité peut permettre de donner un certain effet aux couleurs comme l'effet de transparence. Ainsi, je considère que la gestion des calques est primordiale pour la mise en couleur. Ci-dessous, j'expliquerai quelques fonctions des calques qui aideront avec la couleur. Précédemment, nous avons déjà vu certaines d'entre elles (calque de référence et modes de combinaison), elles ne seront donc pas abordées ici.
• MASQUE D'ÉCRÊTAGE SUR LE CALQUE INFÉRIEUR
Cette fonction se trouve dans les options de calque, c'est l'icône immédiatement à l'extrême gauche. Cette fonction est extrêmement utile car elle apporte une méthode non destructive pour appliquer les couleurs ; ainsi nous pouvons modifier des parties spécifiques sans endommager le reste, mais bien sûr, pour cela il faut que tout soit séparé par calques.
Sa fonction est de créer un découpage fictif, c'est-à-dire que ce qui est dessiné dessus ne sera visible que dans les limites de ce qui est dessiné sur le calque auquel il fait référence (le calque inférieur). Si l'on retire l'écrêtage, tout ce qui a été fait devient visible. On peut également appliquer plusieurs calques d'écrêtage par rapport à un même calque.
• VERROUILLER LES PIXELS TRANSPARENTS
Cette fonction se trouve dans les options de calque, c'est l'icône du carré avec un petit cadenas.
C'est similaire à la précédente avec la différence qu'il s'agit d'une méthode destructive. Avec cette fonction, on ne crée pas de nouveaux calques, mais une fois activée sur ce même calque, on ne peut dessiner que sur les pixels qui ont déjà de la couleur, les pixels transparents sont totalement ignorés.
PEINDRE LES LIGNES / LINEART
Comme nous l'avons vu auparavant, en utilisant l'outil de remplissage nous pouvions peindre les lignes, mais il existe une autre méthode qui consiste à utiliser cette fonction. L'avantage de cette méthode est que nous pouvons peindre des parties du lineart avec différentes couleurs, contrairement à l'autre où nous ne pouvions tout peindre que d'une seule couleur à la fois.
Si nous verrouillons le calque avec « Verrouiller les pixels transparents », il ne reste plus qu'à peindre avec un pinceau les parties du lineart.
• OPACITÉ
La dernière fonction de cette section est l'opacité, elle se trouve dans les options de calque, c'est la barre coulissante.
Cette fonction est très simple : en utilisant la barre de défilement, on peut rendre un calque plus ou moins visible. Lorsqu'il est à 100 %, les objets de ce calque sont opaques, mais quand on descend vers 0 %, il devient transparent.
Sur le flan, j'ai utilisé cette fonction pour baisser l'opacité du calque où j'ai quelques reflets afin d'obtenir un effet translucide.
• COMMENT J'UTILISE L'OUTIL
J'utilise principalement les fonctions de calque pour appliquer les couleurs sans dépasser les limites de mon lineart ou appliquer des couleurs sur d'autres couleurs sans dépasser de la première zone. Par exemple, j'ai mes couleurs de base pour le caramel et je veux maintenant appliquer les lumières, mais je ne veux pas sortir de cette section ; pour cela je peux créer un nouveau calque au-dessus de la couleur de base et l'écrêter sur le calque inférieur. J'applique ainsi les lumières sans sortir de ma base.
En résumé, ces fonctions de calque me servent à contrôler les couleurs et à maintenir l'ordre dans mes calques.
► Modes de combinaison
Les modes de combinaison sont des fonctions basées sur une série d'opérations mathématiques par lesquelles le programme combine un calque avec ceux situés en dessous, créant une interaction entre eux qui génère divers effets. Cela permet d'ajuster subtilement la tonalité des couleurs.
Il existe 28 modes de combinaison, que l'on peut trouver dans les options de calque. Il est possible de définir un mode de combinaison pour chaque calque et chaque dossier de calques. La méthode d'application consiste à sélectionner le dossier ou le calque, à dérouler le menu des modes de combinaison et à sélectionner celui souhaité.
Ces options peuvent être regroupées par la similitude de leurs caractéristiques. Certains pinceaux ont également une option de modes de combinaison. Les deux fonctionnent de la même manière.
Les groupes se divisent en effets d'assombrissement, effets de luminosité, effets de contraste et effets de changement de couleur. Les groupes sont les suivants (le mode Normal est exclu de cette division) :
1. Obscurcir.
2. Éclaircir.
3. Contraste.
4. Composante.
Ci-dessous, je vais présenter quelques exemples pour mieux clarifier les effets de chacun de ces groupes. Chaque effet a sa propre particularité, mais je n'en présenterai qu'un par section ; je vous conseille donc de les essayer tous pour voir leur potentiel par vous-même. En commençant à utiliser les modes de combinaison sur n'importe quel calque, nous pourrons les employer.
• OBSCURECIR
Ces modes transforment les couleurs appliquées sur ces calques en teintes plus sombres que dans leur forme normale. Les modes les plus utilisés de ce groupe sont : « Produit » et « Densité linéaire - », ils sont fréquemment utilisés pour représenter des ombres.
• ÉCLAIRCIR
Ils produisent l'effet opposé au précédent. Les couleurs apparaissent plus claires que dans leur forme normale. Les modes les plus utilisés de ce groupe sont : « Trame » et « Densité linéaire + », ils sont fréquemment utilisés pour représenter un effet lumineux.
• CONTRASTE
Combine les modes précédents de telle sorte qu'il assombrit ou éclaircit selon les besoins, augmentant ainsi le contraste. En termes simples, les couleurs brillantes deviennent plus brillantes et les sombres plus sombres. Le mode le plus utilisé de ce groupe est : « Incrustation », il est fréquemment utilisé pour représenter un effet qui aide à améliorer l'impression de couleur.
• COMPOSANTE
Ces modes de combinaison modifient la teinte, la saturation et la luminosité. Ils sont également utiles pour donner de la couleur à une illustration en échelle de gris (nous verrons cela dans la section « échelle de gris vers couleur »).
3. Échelle de gris vers couleur
Il existe une technique d'illustration qui consiste à réaliser l'illustration en échelle de gris puis à y ajouter de la couleur par la suite, et c'est précisément ce que je vais expliquer maintenant. Il existe des méthodes pour coloriser une illustration en échelle de gris. Voici ces méthodes.
► Calques de correction tonale
En utilisant les fonctions de l'outil « Calques de correction tonale », nous parvenons à coloriser nos illustrations en peu de temps. De plus, c'est un outil facile à utiliser, la plus grande difficulté reposant sur nous-mêmes et notre regard lors de la variation des réglages. L'avantage de cette méthode est qu'elle n'est pas destructive : les réglages deviennent un nouveau calque totalement modifiable, et même les modes de combinaison fonctionnent sur eux.
Pour commencer, la correction tonale englobe plusieurs fonctions dont nous n'utiliserons ici que : « Correction de niveau », « Courbe de teintes » et « Équilibre des couleurs ».
Ces fonctions se trouvent dans le chemin suivant : Calque > Nouveau calque de correction tonale.
Pour passer d'une échelle de gris à la couleur avec cette première méthode, nous disposons de trois outils : « Correction de niveau », « Courbe de teintes » et « Équilibre des couleurs ». Les trois sont essentiellement similaires.
Lorsque nous ouvrons l'une de ces fonctions, nous la fermerons immédiatement après pour écrêter le calque créé sur le calque inférieur (Masque d'écrêtage) ; si nous ne le faisons pas, les modifications de ce calque affecteront tous ceux qui se trouvent en dessous.
• CORRECTION DE NIVEAU
Cette fonction permet d'éditer les ombres, les demi-teintes et les lumières. Cet outil offre une édition basique des tons.
L'interface est la suivante. La première chose à noter est que le côté gauche correspond au côté sombre et le droit à la lumière.
En ce qui concerne la zone d'entrée, les flèches situées en bas sont les commandes de cette zone. Le curseur gauche contrôle les ombres, le central les demi-teintes et le droit contrôle les hautes lumières.
En ce qui concerne la zone de sortie, si vous faites glisser le contrôleur gauche vers la droite, tout deviendra blanc ; au contraire, si vous déplacez le contrôleur droit vers la gauche, tout deviendra noir.
En déroulant le menu supérieur, nous trouvons d'autres options telles que : RVB, rouge, vert et bleu. En changeant l'option, nous avons :
RVB : Contrôle les tons blancs/noirs.
Rouge : Contrôle les tons rouge/cyan.
Vert : Contrôle les tons vert/magenta.
Bleu : Contrôle les tons bleu/jaune.
Avec les commandes d'entrée et de sortie, nous pouvons modifier les valeurs de n'importe laquelle de ces options.
Pour l'utiliser, nous nous plaçons sur l'un des calques auxquels nous voulons ajouter de la couleur, puis nous ouvrons cette fenêtre et il ne reste plus qu'à déplacer les options à notre guise. Nous faisons de même pour tous les calques afin d'avoir une illustration complète en couleur. C'est un bon outil, mais un peu basique ; l'outil suivant permet d'ajouter des couleurs avec plus de précision.
• COURBE DE TEINTES
Elle possède les mêmes fonctions que l'outil précédent, mais de manière plus détaillée. La constante se répète : le côté gauche est celui de la lumière et le droit celui de l'obscurité.
L'interface est la suivante. Comme nous pouvons le voir, la sortie se trouve sur la partie gauche et l'entrée sur la partie inférieure. Cela signifie que la courbe représente les ombres, les demi-teintes et les reflets. En créant des points sur la courbe et en les déplaçant vers la gauche nous obtiendrons des ombres, et vers la droite des lumières. Le centre correspond aux demi-teintes.
À chaque extrémité de la courbe se trouvent deux points. Le premier point correspond à la luminosité (en haut à droite) ; si nous le faisons glisser vers le bas, il commencera à s'assombrir. Le point en bas à gauche correspond à l'obscurité ; si nous le faisons glisser vers le haut, il commencera à s'éclaircir.
En ce qui concerne le menu déroulant RVB, il fonctionne comme dans l'outil précédent, avec pour seule différence que l'origine des couleurs change : en haut rouge, vert et bleu ; en bas cyan, magenta et jaune.
Vous pouvez ajouter autant de points que nécessaire ; plus il y en a, mieux c'est, car cela permet un meilleur contrôle des tonalités.
• ÉQUILIBRE DES COULEURS
L'interface est la suivante. Cet outil repose sur les mêmes principes que les deux précédents. Cet outil est intuitif et très facile à utiliser. De plus, il permet de préserver la luminosité, ce que les précédents ne permettaient pas.
Dans l'équilibre des couleurs, nous trouvons sur les barres coulissantes les couleurs cyan, magenta et jaune avec leurs opposés respectifs de l'autre côté : rouge, vert et bleu.
En ce qui concerne la section d'équilibre de tonalité, nous avons l'option de contrôler les ombres, les demi-teintes et les hautes lumières. « Préserver la luminosité » maintient la lumière de l'illustration si l'option est cochée.
► Modes de combinaison
Les modes de combinaison ont déjà été abordés dans une section précédente. Comme je l'ai dit dans l'explication du groupe « Composante », le mode « Couleur » est utile pour coloriser une illustration en échelle de gris. De plus, ils sont extrêmement faciles à utiliser.
Le processus est très simple : d'abord, nous créons un calque au-dessus du calque de gris que nous voulons coloriser, nous l'écrêtons sur le calque inférieur (Masque d'écrêtage), puis nous changeons le mode de combinaison en Couleur.
Avec le pinceau de notre choix, nous ajouterons les couleurs souhaitées, exactement comme dans un processus normal de coloration.
La faiblesse de cette méthode réside dans les couleurs très claires et très sombres, qui ne se voient pas bien. Les tons moyens sont les plus efficaces.
- RÉSULTAT -
► Cartes de dégradé
Les cartes de dégradé sont un outil qui facilite la mise en couleur, en plus d'être simples à comprendre. Si nous téléchargeons des dégradés depuis les assets de CLIP STUDIO PAINT, nous pouvons obtenir des palettes de couleurs prêtes à l'emploi, ce qui est une étape de moins pour créer notre œuvre.
La fonction se trouve dans le chemin suivant : Calque > Nouveau calque de correction tonale > Carte de dégradé.
Lorsque nous l'ouvrons, un nouveau calque sera généré au-dessus du calque actif. Nous fermerons la fenêtre des dégradés pour pouvoir écrêter ce nouveau calque sur le calque inférieur (Masque d'écrêtage). Si nous ne le faisons pas, les dégradés affecteront tous les calques situés en dessous.
• IMPORTER DES ENSEMBLES DE DÉGRADÉS
Nous pouvons télécharger des dégradés depuis les assets de CLIP STUDIO PAINT. Une fois que nous les avons, nous pouvons les intégrer en cliquant sur la clé anglaise ; une série d'options apparaîtra permettant d'ajouter, supprimer, dupliquer et changer un dégradé ou un ensemble. Dans ce cas, nous utiliserons « Ajouter un ensemble de dégradés ».
Une fenêtre apparaîtra alors où nous sélectionnerons les ensembles de dégradés que nous souhaitons ajouter. En maintenant la touche CTRL enfoncée, nous pouvons sélectionner plusieurs dégradés en même temps. Une fois le choix terminé, nous cliquerons sur « Ajouter » pour charger les matériaux.
Dans la barre déroulante, nous pourrons voir tous les ensembles ajoutés.
• CRÉER DES CARTES DE DÉGRADÉ
Pour créer nos propres dégradés, nous nous dirigerons à nouveau vers la clé anglaise en choisissant l'option « Créer un nouvel ensemble ». Un encadré apparaîtra où nous pourrons nommer l'ensemble. Cliquez sur OK.
Une fois le nouvel ensemble créé, juste en dessous de la barre de dégradé, il y a une série de flèches (nœuds) que nous pouvons créer, déplacer et supprimer. Nous pouvons également inverser l'ordre du dégradé général.
En choisissant un nœud, nous pouvons changer sa couleur avec l'option « Couleur spécifiée ». Une fenêtre apparaîtra où nous choisirons la couleur, cliquez sur OK, puis sur « Ajouter un dégradé » (le carré avec le signe plus en bas) et nommez-le. Voilà, nous avons notre premier dégradé. Nous pouvons faire cela un nombre « n » de fois.
• COMMENT UTILISER CET OUTIL
Nous ouvrirons un nouveau calque de carte de dégradé comme expliqué au début, et nous écrêterons ce calque sur le calque inférieur (Masque d'écrêtage). C'est prêt.
Bien que nous ayons déjà appliqué un dégradé, il se peut que cela ne suffise pas pour une image complète. Parfois, les illustrations sont si complexes qu'il faut plusieurs dégradés. Voici comment en appliquer plusieurs.
1. PAR CALQUES
Si notre illustration est séparée par calques, il n'y aura aucun problème : nous créons un calque de dégradé et nous l'écrêtons sur le calque inférieur. De cette manière, le dégradé n'affectera que cette section, ce qui permet d'appliquer autant de dégradés que souhaité.
2. MASQUE DE CALQUE
Une autre façon est d'utiliser le masque de calque. Le masque de calque est la miniature blanche qui apparaît sur le côté droit du calque.
Si nous cliquons sur la miniature blanche, nous pourrons effacer des sections du dégradé ; selon le type de gomme, nous pourrons obtenir des bords durs ou doux.
• DÉTAILS
L'avantage de cet outil est qu'il rend les couleurs plus vives, mais par exemple dans le cas de ce flan, les couleurs sont si brillantes que cela peut être gênant. C'est pourquoi nous pouvons utiliser les outils précédents pour corriger cela. Nous pouvons utiliser les outils de correction tonale pour ternir un peu les couleurs, les modes de combinaison ou l'opacité du calque.
Pour diminuer cette vivacité de couleur, j'ai utilisé deux calques de correction tonale : celui de « Luminosité et Contraste » ainsi que « Teinte/Saturation/Luminosité ». De plus, j'ai baissé l'opacité de ces calques ainsi que celle du dégradé du caramel et du flan.
La comparaison suivante permet d'observer la différence entre le dégradé seul (gauche) et l'autre (droite) qui est un dégradé accompagné d'autres outils mentionnés précédemment.
Conclusion
La coloration est un processus important dans une illustration, c'est bien souvent son âme. C'est pourquoi il est indispensable de connaître des outils qui facilitent le processus. J'espère que ce tutoriel vous aura plu et vous sera utile.
Eh bien, c'est tout pour moi. Merci d'être arrivé jusqu'ici ! ପ(๑•̀ुᴗ•̀ु) ॣ৳৸ᵃᵑᵏ Ꮍ৹੫ᵎ ॣ
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